2021, et la fin. - Laulinea à Montréal- Blog Photo & Expat
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2021, et la fin.

On quitte Montréal et le Québec.

Après plus de 8 belles années d’immigration à Montréal, je rentre m’installer à nouveau en France au printemps prochain (2022). J’emporte dans mes valises mon Chéri qui vit ici depuis 15 ans et nos deux petits Québécois.

Pour être honnête dès le départ avec vous, ça fait très longtemps que je sais que je ne me vois pas vivre toute ma vie au Québec et que j’ai pris la décision de rentrer. N’allez pas croire que je suis malheureuse, ici la vie est douce, mais ça ne fait pas tout. Ce projet a été repoussé d’années en années pour diverses raisons et ça n’a pas toujours été facile à digérer. Je suis plutôt du genre à foncer une fois que la décision est prise. 

Alors pouvoir enfin annoncer ce retour a un effet très libérateur.

S’il est enfin temps d’officialiser ce projet futur et d’expliquer nos motivations, c’est très difficile de trouver les mots justes. Je ne veux pas cracher sur le pays qui m’a accueilli, ni blesser personne et ni décourager ceux qui voudraient s’installer ici. 

Pourquoi on décide de quitter Montréal ? 

Quitter le pays dans lequel on vit est toujours une décision très personnelle. Mes besoins et envies sont peut-être similaires aux vôtres ou peut-être que pas du tout. Alors même si les raisons sont subjectives, je vais quand même les écrire dans les grandes lignes. (J’ai appris à prendre des gants en 8 ans, pas mal hein ?) 

J’ai beaucoup râlé contre Montréal ces dernières années contre les 2 semaines de vacances (j’en parlais ici), les difficultés du statut d’employé immigré, la nourriture vraiment bof, l’isolement géographique pour des vacances, les délais d’immigration ou encore les prix de loyer qui ont doublé (et pas le salaire évidemment). Mais les raisons décisives sont celles-ci : 

  1. Au départ, je suis venue par curiosité, pour découvrir autre chose. Pour ma part, je considère que j’ai fait le tour. Je n’ai pas tout vu, je n’ai pas tout fait, mais j’ai tout de même un sentiment de lassitude.

  2. Je n’ai pas de sentiment d’appartenance au Québec. Même si j’aime vivre ici, je ne me sens pas pleinement chez moi, je me sens loin. Je faisais énormément d’efforts au début pour être au courant des actualités, de la culture, de la politique etc., mais aujourd’hui j’ai plutôt l’impression de vivre dans une bulle (j’ai déjà vu Éric Lapointe sans même savoir qui c’était – alias LE Johnny Hallyday québécois). Par contre je suis hyper au courant de tout ce qui se passe en France. 


  3. L’éloignement géographique depuis que je suis devenue maman. J’ai envie que mes enfants connaissent leur famille au quotidien et pas seulement par écran interposé. Mon fils a appris à faire des bisous sur le téléphone pour dire au revoir à ses grands-parents et ça me fend le coeur. L’autre partie de leur famille étant au Mexique, il n’y a personne ici et je me sens coupable de les faire grandir sans famille autour.

    Avec l’arrivée de la petite soeur, le besoin de proximité et d’aide devient vital. Je rêve de pouvoir confier les enfants un week-end à mes parents, ne serait-ce que pour que mon couple ne prenne pas l’eau ! 

  4. L’hiver. Je l’aime autant que je le déteste ! C’est beau, c’est magique et c’est aussi très déprimant. Le froid arrive en novembre et repart fin avril. Ce n’est qu’en mai qu’on retrouve un peu de vert sur les arbres, qu’on peut enfin enlever le bonnet et les gants (la tuque et les mitaines !). Et même si l’hiver est plutôt ensoleillé, avec les journées hyper courtes, le manque de lumière se fait ressentir assez vite sur le moral.

Rentrer en France

Alors voilà, ce n’est pas tout de suite. Mais ça me fait un bien fou d’achever cet article et d’être sur le point d’être publié. C’est un projet qui se concrétise enfin. Entre peur et excitation, comme lors de mon départ au Canada, sauf que là, j’ai la responsabilité de deux enfants et un conjoint étranger en plus !

On s’installe où ?

Au départ on ne s’était fixé aucune limite concernant la ville de retour. J’ai envie de découvrir toute la France ! L’ouest de la France nous tentait bien, Bordeaux, Angers, Nantes, Toulouse… Mais ces villes sont trop loin de ma famille qui est à Marseille. On posera nos valises dans les environs et on verra bien par la suite !

Et puis rien n’est définitif. Si on doit redéménager à nouveau, on le fera. Montréal, c’est peut-être juste un aurevoir ? 

Et le blog ? 

Je n’étais déjà plus très active, par manque de temps. Mais alors maintenant je ne sais même pas si ce blog aura toujours lieu d’être. Alors si jamais je l’abandonne définitivement : pardon.


Mon article étant bien trop long, j’ai écrit ce que je veux retenir de Montréal dans l’article qui suit.

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1 Comment
  • Sophia

    26/09/2021 at 04:42 Répondre

    Bonjour, il y a 8 ans j’ai quitté Taïwan pour des raisons assez similaires. J’avais un enfant de 7 mois à l’époque. Mon mari est français et on stagnait un peu professionnellement parlant, c’était Une très belle expérience mais on sentait qu’il était temps de voir autre chose. Les 2 premières années ont été compliquées. Il faut du temps pour tout remettre en place, un bébé , une reconversion professionnelle et la découverte d..une nouvelle région. Le nord. Alors que nos familles étaient dans le sud. Pas le plus simple. Nous avons eu un deuxième enfant et après 4 ans dans le Nord, nous avons emménagé à Lyon. Cette région nous ressemble davantage, plus proche des mamies et papi. Aucun, absolument aucun regret d’être rentrés. La France est un pays qui nous comble même avec ses défauts , tous les pays en ont. On est retourné à Taïwan en vacances, c’était génial, on s’y sentait bien mais c’était plus chez nous. Nos garçons ont 9 et 5 ans aujourd’hui, chaque vacances scolaires nous prenons la voiture et passons une semaine chez nos familles ou nous découvrons un bout de France. Nous avons retrouvé tant d’amis, à Lille, Lyon, Montpellier… On a pris plaisir à découvrir les grandes villes d’Europe: Paris, Barcelone, Londres, Édimbourg, Amsterdam… et petite nouveauté pour nous, les joies de la Haute Savoie. Lyon ça fait presque 4 ans, c’est un ville magnifique. Et ma reconversion de 2014 a bien fonctionné, je suis maintenant maitresse en mater. Sachez que ce ne sera pas un long fleuve tranquille mais qu’il faut suivre son cœur…